| Il ne payait pas de mine Introduction |
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Pas vraiment de lien entre les 2 sauf une suggestion qu'on m'a faite d'écrire un petit quelque chose concernant la partie du monde où je me trouve maintenant pour votre site préféré... Je travaille toujours avec L'Organisation Non Gouvernementale Medair...cette organisation humanitaire géniale où tous les expatriés sont chrétiens et qui est très bien expliqué sur www.medair.org A bientôt de vous y retrouver mais en attendant juste préciser qu'il est possible que l'histoire "Il ne payait pas de mine et pourtant..." devienne le titre d'une rubrique chez vous...si Dieu le permet! Interview :Le Tremplin : D'où viens tu ? Fabienne : Biologiquement: du ventre de ma maman comme mes 4 frère et soeurs... Géographiquement: de Combloux, en Haute Savoie dans les montagnes...j'ai eu beaucoup de chance de naître là.
Le Tremplin : Qui es-tu ? Fabienne : Une chrétienne convaincue, infirmière et monitrice de ski de profession.
Le Tremplin : Qu'est ce qui te fais te lever le matin ? Fabienne : L'espoir...l'espérance...
Le Tremplin : Si tu étais un légume lequel serais-tu ? Pourquoi ? Fabienne : Une tomate. Parceque c'est bon cru, c'est bon cuit, on en trouve partout dans le monde (enfin dans tous les pays où je suis allée), ça se mange seul ou accompagné mais dans tous les cas reste rouge...(même quand ça pourri d'ailleur) Que je sois jeune (cru) ou que je sois vieille (cuite), où que je sois dans le monde je ne veux pas perdre ce qui fait mon essence, ma couleur: le Seigneur Jésus.
Le Tremplin : As-tu eu dans ta vie des modèles ? Des personnes en qui tu voulais ressembler ? Fabienne : Mhm...passé un moment l'Abbé Pierre parcequ'il s'est levé et a fait quelque chose pour les pauvres en emportant des gens dans son sillon... De le voir se mettre franchement en colère pour une bonne cause avait quelque chose de fascinant pour moi. Il a su utilisé quelque chose de destructeur (la colère) pour en faire quelque chose de bon (aider les autres)...Dans un sens ça m'a peut-être donné de l'espoir, moi qui suis aussi impulsive...
Le Tremplin : Quel est ton métier ? Ton travail ? Fabienne : Lorsque j'ai écrit cet article je travaillais avec une Organisation Non Gouvernementale chrétienne qui s'appelle Medair. J'étais "coordinatrice médicale/chef de base" en Angola. Si on résume je vérifiais que nos projets médicaux dans la brousse correspondaient à ce qui était écrit sur le papier dans le bureau de Monsieur Donateur. Je devais assurer que les objectifs soient atteints en temps et en heure, dans le budget prévu, en respectant les autorités locales et les valeurs de Medair... L'objectif principal de tout ça étant, bien entendu, de faire rentrer le plus de monde possible sur la place au soleil (qui inclue l'accès aux soins de qualité...) Du côté de la base c'était à peu près la même chose avec peut-être plus de responsabilité au niveau du personnel national. Dit comme ça ne paraît pas très intéressant mais ça l'est, on travaille en équipe (quelques expatriés et beaucoup d'Angolais) et donc on partage le travail et tout le reste. Et puis je faisais des visites régulières sur le terrain et ça compensait les heures passées devant l'ordinateur à écrire des rapport ou dans les réunions à défendre le "bout de gras".
Le Tremplin : Pourquoi l'Afrique ? Fabienne : Parce que je n'ai pas eu le choix! Je voulais aller en Asie ou en Amérique du Sud mais certainement pas en Afrique (parce que c'était trop banal je crois). Mais il n'y avait aucun projet dans ces 2 continents quand je suis partie la première fois en camp d'été...et puis à chaque fois par la suite. Et puis maintenant c'est un peu ma deuxième maison...si je m'autorise à mettre toute l'Afrique dans le même sac (ce qui, entre nous, ne se fait pas...)
Le Tremplin : Qu'est ce que ça t'a apporté de travailler là bas ? Sur le plan personnel? Professionnel ? Humain ? Fabienne : Durant les presque 3 années que j'ai passé en Angola j'ai toujours eu la certitude que j'étais exactement là où Dieu me voulait. J'étais à ma place et par conséquent était en paix avec le but de ma vie. Et c'est une très bonne chose. Ça permet de mettre les priorités dans le bon ordre. Sur le plan personnel, j'ai eu la surprise de m'apercevoir que je ne me suis pas habitué à la pauvreté et à la souffrance pendant ces quelques années à contempler la misère...mais bien au contraire à avoir plus de compassion et de compréhension. C'est quelque chose d'assez formidable quand on a essuyé des frustrations et même humiliations sans nom, quand il a fallut se remettre en question, ranger ses illusions au placard et repartir. Avec Dieu. De m'apercevoir (pour de vrai) qu'Il a sauvé le monde et qu'il n'a pas la moindre envie que je perde mon temps à m'imaginer qu'il faille que, moi aussi, je sauve le monde...(même si des fois j'en ai VRAIMENT envie).
Le Tremplin : Et maintenant ? Fabienne : Je suis une tomate en hibernation apparente...Le projet s'est terminé en Angola et je suis rentrée depuis quelques mois. Il n'a pas été facile de ranger les choses dans ma tête, d'accepter de perdre les amis que j'ai laissé là-bas. De me retrouver sans travail puisque, pour raison de santé je n'ai pu reprendre aucune activité professionelle ici ou à l'autre bout du monde. Je suis donc à un carrefour et j'attends que le feu passe au vert. (En me faisant la reflexion, une fois de plus, qu'il m'est plus facile d'avancer tête baissé dans une de mes idées que d'attendre que Dieu décide où quand et comment).
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Pratiquement 3 ans que je suis en Angola (Pays en bas et à gauche de
l'Afrique)et presque 2 ans que j'ai raconté ma vie à certains d'entre
vous au WE de Pâques au Vallon (Pays un peu en haut à droite de la France).




